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vendredi 20 juin 2014

Princess Chelsea : pop baroque royale

Je viens tout juste de découvrir cette perle, qui avec ses accents stellaires, ses mélodies cristallines, ses synthés et ses scies musicales, me fait penser que j'écoute plus qu'une chanson. Je suis dans un autre univers, les notes stimulant mon imagination.

Elle a rien à envier à Peach !

Qui est Princess Chelsea ? C'est une néo-zélandaise dans un monde coloré et un peu rétro qui, depuis 2011 et son album Lil'Golden Book, compose des morceaux aux paroles et aux sonorités singulières, et ses clips ne sont pas en reste :


The cigarette duet, avec Jonathan Bree des Brunettes. Un couple qui se chamaille sur l'addiction de la nana, des mines inexpressives dans une piscine, une guitare qui vient leur servir à boire, et des lalalalala qui restent dans la tête. J'adore. Elle rejoint Broadcast & Beach House dans mon panthéon.

Toi, tu la connaissais cette princesse ? Tu connais d'autres artistes dans le même genre ?
Si jamais tu es curieux(se), tu peux jeter un oeil à mes autres découvertes musicales...

Baroquement,


lundi 20 mai 2013

Herman Düne: folk frenchy !

Je crois que j'ai découvert ça sur Fip il y a quelque temps... J'ai cru que c'était un vieux morceau de country américaine... Curieuse de savoir qui composait ce morceau entraînant, j'ai donc fait ma petite recherche. Holding a monument, de Herman Düne.

En fait, Herman Düne, c'est un groupe de chez nous, un duo composé de David-Ivar Herman Dune et de Néman Herman Dune. Actifs depuis 1999, ils étaient au départ trois frères aux influences variées : alors, il y a bien sûr Bob Dylan, mais aussi The Velvet Underground, Neil Young, Sebadoh...



Holding a monument, pêchu, enchevêtrement d'une voix masculine et de voix féminines, sonne comme une hymne, et reste dans la tête immédiatement après l'écoute.



Le morceau est tiré de la bande originale  (composée par les frérots) du film Mariage à Mendoza (2013), un road-trip franco-belgo-argentin d'Edouard Deluc. Mes morceaux favoris : l'intro Mariage à Mendoza, instrumental,  Holding a monument bien sûr, Escape to the moon, et ses envolées atmosphériques, The great escape, qui me donne envie de galoper au milieu de mon salon vers l'horizon.

  • Le site officiel d'Herman Düne, pas très complet mais bon

vendredi 17 mai 2013

Apollon sur la pente raide

Après les re-visionnages de Cowboy Bebop (1998) et de Samurai Champloo (2004), deux perles d'animation japonaise réalisées par Shin'ichirô Watanabe, je me suis mise en quête d'autres productions du Sensei. Ah tiens, Kids on the Slope, avec en prime, pour la bande son, la pétillante Yoko Kanno (membre du collectif de jazz The seatbelts, compositrice de la bande originale de Cowboy Bebop, entre autres).


 L'histoire : des lycéens qui jouent du jazz dans le Japon en mutation des années 60 et leurs intrigues amoureuses. Bon, il n'y a que douze épisodes mais ça m'a l'air sympa ! C'est parti, Kids on the slope, des gosses sur la pente ou en japonais 坂道のアポロン, Sakamichi no Apollon (Apollon sur la pente). 
Ça n'est pas scénarisé par l'ami Watanabe, c'est tiré d'un manga en 9 volumes de Yuki Kodama. 12 épisodes pour 9 volumes, c'est peu, mais bon. C'est très prometteur.

Kaoru, notre pianiste

Dans le premier épisode, Kaoru Nishimi débarque dans un lycée de Kyûshû. Habitué à déménager, il n'en reste pas moins fragile et dépaysé.

Sentarô joue de la batterie
Sujet à des crises d'angoisses, Kaoru n'y a trouvé qu'un seul remède : respirer de l'air frais sur le toit. Seulement, sur le toit, il y a déjà quelqu'un, Sentarô Kawabuchi. Un peu à l'antipode de Kaoru, celui-ci a tendance à sécher les cours et à se battre. Cela n'empêche que les deux compères se rapprochent, en se rendant compte qu'ils ont en commun l'amour de la musique. Sentarô, batteur, n'en a que pour le jazz, genre qui commence à être dépassé en ce milieu des années 60 au profit des groupes de pop/rock. Kaoru, en fils de bonne famille, a reçu une instruction de musique classique. Mis au défi par Sentarô, il se met au jazz en achetant dans la boutique de vinyles qui sera le lieu de leurs répétitions.


Jam session
On trépigne déjà d'impatience, l'animation est fluide et hourra! Quand les personnages jouent, ils posent leurs doigts, mains et pieds correctement sur les instruments (c'est d'ailleurs Yoko Kanno qui "joue" les mains de Kaoru). Un souci du détail assez rare qui mérite d'être mentionné.
Au fur et à mesure des épisodes s'ajoutent des personnages. En voyant le générique je pensais que les demoiselles joueraient elles aussi d'un instrument ou pousseraient la chansonnette, que nenni.Par contre,  de temps à autre, Tsutomu, le propriétaire du magasin, les accompagne à la contrebasse, et l'énigmatique Junichi à la trompette.


Hélas, pour moi, le jazz est parfois oublié au détriment des histoires d'amour de nos jeunes protagonistes. On n'en attendait pas moins : l'histoire se passe au lycée.


C'est qui qu'aime qui ?
Seulement, mignonnes au début, les intrigues amoureuses finissent par agacer, voire étouffent l'histoire. Il y a vite un "triangle" amoureux entre Kaoru, Sentarô et la jolie déléguée de classe, également fille de Tsutomu, Ritsuko. Enfin, c'est le point de vue des personnages, qui vont de malentendus en malentendus alors que le spectateur sait du début. On pense que cela va donc se résoudre assez vite, mais non, tout tourne en eau de boudin.
Même chose avec l'apparition de Yurika, un autre triangle amoureux se crée, et il ne sert aussi qu'à détourner nos musiciens de leurs instruments, créant conflits parfois stériles, mais surtout répétitifs ! Les personnages semblent complètement bouchés et sur-émotifs, à la limite du crédible...
On assiste pas vraiment à leur évolution, ils sont quasiment instantanément doués et synchrones en musique, par contre, ce qu'ils pataugent en amour !

 Il y a donc pour moins un énorme gâchis de potentiel, surtout dans les derniers épisodes, où le jazz est relégué au second plan, sans pour autant que la plupart de ces intrigues soient réglées, et puis finalement, l'épilogue qui se détache totalement du reste n'est pas trop mauvais, mais il semble facile et bâclé.

Kids on the Slope reste une création originale et de qualité, de par son animation méticuleuse et sa bande-son géniale. On notera que chaque épisode porte le nom d'un morceau de jazz, qui est également joué dans l'épisode, une revisite délicieuse pour les oreilles.
 Autre spécificité sympathique, les personnages n'y parlent pas le japonais standard mais en dialecte de Kyûshû. Le ton des années 60 est également bien respecté, avec la venue en rivaux d'un groupe copiant les Beatles.

Donc pour ma part j'ai été un peu déçue, mais peut-être suis-je maintenant trop vieille pour les intrigues amoureuses de lycée (bien que cela ne m'ait pas dérangée dans Nodame Cantabile (voir article) où c'était traité de façon plus drôle et moins niaiseuse, peut-être). A bien y penser, l'histoire qui m'a touchée le plus, c'est l'amitié tumultueuse des deux garçons, et peut-être est-ce celle qui compte le plus.


C'est un anime que j'oublierai vite, en comparaison aux bijoux que pouvaient être les susnommés Cowboy Bebop, Samurai Champloo ou Nodame Cantabile.

Allez, tout de même, un aperçu des talents de nos protagonistes, avec un medley de My Favorite Things (celle de Coltrane), Someday my prince will come (Miles Davis) et Moanin' (Art Blakey & The Jazz Messengers).



Pour ceux que ça intéresserait, en tous cas, l'anime est disponible en streaming, et ce gratuitement, sur Dybex. (Source: Wikipedia)



mardi 19 février 2013

Strawberry in glue - Nodame Cantabile

Chiaki et Nodame, les deux héros de Nodame Cantabile

A la recherche d'un jousei (un manga pour femmes) à la hauteur de Nana - qui est toujours en hiatus à cause des problèmes de santé de son auteur, Ai Yazawa - je suis tombée sur un anime du nom de Nodame Cantabile. Un thème similaire, la musique. Et comme souvent dans les jousei, de jeunes femmes qui se cherchent.


J'ai tout de suite accroché. Le premier épisode est hilarant. Nodame, notre héroïne, qui joue du piano comme une chanson (Cantabile) de façon brute et désordonnée, est aussi désordonnée dans la vie de tous les jours. Son appartement est une véritable déchetterie et, peu encline à jouer comme il le faut ses sonates de Beethoven, elle préfère composer des chansons sur le thème des pets.  Elle nous est présentée du point de vue de son sempaï, le beau et talentueux (mais un peu pédant) Chiaki, qui s'avère être son voisin de pallier. Quand il s'agit de Nodame, Chiaki ne sait pas s'il doit être excédé, dégoûté ou blasé. Mais ce qu'il sait, c'est qu'elle est un diamant brut, et que dans sa façon de jouer si déconcertante, il y a quelque chose... et il ne va pas laisser passer ça.

 Nodame tombe très vite amoureuse de son sempaï (dès le premier épisode), malgré le fait qu'il la (mal)traite souvent. Les situations entre les deux personnages sont très absurdes et très drôles. Mais au fil de l'histoire, l'on s'aperçoit que sous ses airs un peu bêtas et naïfs, Nodame est en grande souffrance et pleine de doutes. Elle va devoir persévérer malgré son talent, et c'est traité de façon plutôt réaliste.


 Quant à Chiaki, pianiste et violoniste virtuose ayant étudié auprès de son maître l'italien Viera en Europe, ce qu'il veut lui, c'est être chef d'orchestre. Seulement, à la suite d'un accident d'avion qui le laisse traumatisé, il ne peut plus retourner auprès de son maître. Avec l'aide notamment de Nodame, il va monter dans leur école un orchestre avec une pléthore de personnages loufoques, et surtout une BO géniale pour les amateurs de musique classique.

En passant par une réinterprétation géniale du Rhapsody in Blue de Gershwin, le Boléro de Ravel, l'Isle Joyeuse de Debussy, et Schubert, et Mozart, et Chopin, une grande attention est portée à la musique, et chaque instrument a son personnage.

Pour l'anecdote, pour créer notre héroïne, la mangaka Tomoko Ninomiya s'est inspirée d'une Nodame en chair et en os, une de ses connaissances qui l'a beaucoup épaulée dans la création du manga.

Malheureusement, en ce qui concerne la version papier, elle n'a jamais été intégralement publiée en France (13 volumes sur les 23). L'anime, quant à lui, compte trois saisons, et a l'avantage d'enchanter nos oreilles.

Si ça vous intéresse, vous trouverez juste en dessous l'extrait vidéo de Rhapsody in Blue.






jeudi 12 avril 2012

All in the golden afternoon

Un après-midi où les doux rayons de soleil parviennent à peine à ma fenêtre du rez-de-chaussée, mais qu'importe !

Déjà, une découverte qui date d'il y a quelques semaines déjà, mais que je me plais à écouter encore et encore, c'est Odessa des canadiens Caribou, c'est tripp(-hop)ant, c'est basseux, c'est addictif, le voilà :





mardi 16 novembre 2010

Nouvelle vague - In a manner of speaking


Reprise du groupe Tuxedomoon par le projet français Nouvelle vague, qui reprend des classiques (de Depêche Mode à Blondie en passant par Violent Femmes) à la sauce bossa nova... Ca me rappelle un peu l'envoutante Dirge de Death In Vegas.
"In a manner of speaking
I just want to say
That I could never forget the way
You told me everything
By saying nothing

In a manner of speaking
I don't understand
How love in silence becomes reprimand
But the way that I feel about you
Is beyond words

Oh give me the words
Give me the words
That tell me nothing
Ohohohoh give me the words
Give me the words
That tell me everything

In a manner of speaking
Semantic's won't do
In this life that we live we only make do
And the way that we feel
Might have to be sacrified

So in a manner of speaking
I just want to say
That just like you I should find a way
To tell you everything
By saying nothing

Oh give me the words
Give me the words
That tell me nothing
ohohohoh give me the words
Give me the words
That tell me everything"

J'aimerais que les hommes soient comme des chansons. Celles que j'aime le plus sont celles que je découvre par hasard. J'ai le coup de foudre, elles m'ouvrent une autre perspective. Je les écoute en boucle, en boucle, les apprends sur le bout des doigts. Et puis je les oublie, elles sortent du champ de mes pensées. Cela ne veut pas dire que je ne les aime plus. La preuve étant, quand je les réentends parfois des années après, je retombe amoureuse. Tout cela sans souffrir de leur non-présence dans ma vie.

vendredi 30 avril 2010

Ramona Falls - I say fever


On m'a envoyé ça il y a quelques temps. Je me décide seulement à cliquer sur le lien. Et pourtant l'ami qui me l'a envoyé a le chic pour toujours me faire découvrir quelque chose auquel j'adhérerai à presque tous les coups. C'est le cas ici, et je vous livre sa trouvaille.

   Un clip superbe signé Ramona Falls,  qui avec ce premier clip nous ouvrent les portes d'un univers qui n'est pas sans me rappeler Radiohead (encore ceux-là), Sneaker Pimps, Bat for Lashes, Peter Von Poehl, PJ Harvey ou encore BlondeReadhead, bref c'est dans la trempe indie rock planant. Leur influence, selon leur Myspace ? Du chocolat, en grande partie. Quelques petites pépites de piano cristallines, des éclats de mandoline, un fourrage à la guitare folk, parfois agrémenté de quelques morceaux d'électrique. C'est tendre et c'est un délice pour les oreilles. Oui, comme du chocolat, la crise de foie en moins.

Ramona Falls n'est pas un groupe, c'est un projet dirigé par Brent Knopf (à droite), membre du groupe Menomena et basé à Portland. De nombreux guest musiciens ont participé à la mise en oeuvre de Intuit, leur premier LP.

    Enfin, pour ceux qui comme moi ont été impressionnés par les images de la vidéo, le réalisateur s'appelle Stefan Nadelman, et depuis son premier court-métrage Latin Alive en 2000, il ne cesse de rafler les prix. Il a entre autres participé à la réalisation de publicités. Il collabore depuis 2006 avec Brent Knopf, et a réalisé, en plus de I say fever, le clip Evil Bee.

 Bref, je vous invite à ouvrir la boite de chocolats qu'est Intuit, dès maintenant !

jeudi 25 mars 2010

Tony Leung Chiu Wai - Huayang nian hua


Avec une vidéo très sobre dirigée par le cinéaste Wong Kar Wai. Celui-ci est connu pour ses films inspirés  principalement par la nouvelle vague avec notamment les fantastiques Days of being wild (1991), Chungking Express (1994) et In the mood for love (2000), films dans lesquels Tony Leung Chiu Wai joue. Cette chanson - éponyme au film en mandarin - en explore les mêmes thèmes, à savoir le regret des temps passés et les actes manqués. Comme toujours chez Wong, la façon compulsive qu'ont les personnages à fumer représente le temps qui fuit, la vie qui s'amenuise. En tirant sur leur cigarette, ils semblent provoquer délibérément cette fuite du temps, comme pour précipiter encore plus loin un passé qu'ils aimeraient revivre ou bien oublier.
Le titre original, Huayang nianhua, est en chinois une expression signifiant littéralement "les années des fleurs", et se réfère aux temps révolus, avec une pointe de nostalgie.
Je ne suis pas fan de pop sirupeuse, mais ce morceau (enfin... surtout le film) a eu sur moi, en l'année des fleurs 2007, un effet poignant, en vue des circonstances pendant lesquelles je l'ai découverte.
Ici, les images comme la musique sont sans fioritures, les quelques accords posés au piano restent les mêmes, implacables, comme le tic-tac d'une horloge, les paroles même sont répétées à deux reprises, et seul le violon et les voix s'emportent en choeur, avant de se résigner à la fin (avec ce soupir très significatif de Tony), tout comme dans le thème de Yumeji d'Umebayashi qui retentit maintes fois dans le film. 
 Enfin, on ne peut qu'admirer Tony Leung Chiu Wai (et sa compagne, dommage que ce ne soit pas sa partenaire dans le film, Maggie Cheung), qui en plus d'être un acteur polyglotte et caméléon au jeu très subtil, nous communique très justement le ressenti des paroles, avec de simples regards et cette gestuelle si pondérée, presque retenue.
 Je m'arrête là. Un post compulsif d'insomniaque.

jeudi 11 mars 2010

The good, the bad and the queen


Titre extrait de l'album éponyme, du groupe éponyme (:D) dont le chanteur est Damon Albarn, celui-là même de Blur et Gorillaz. Apparemment, le rituel du clip est issu du mouvement spirituel soufique. En tous cas, la chanson autant que la vidéo sont bien planantes. 
 C'est pas tout nouveau mais j'avais envie de partager ça.